Combien coûte l’installation de BAES ? Éléments de tarification
Prix indicatifs : fourniture + pose
Le coût d’installation d’un BAES varie selon plusieurs paramètres. Pour la fourniture seule, comptez entre 40€ et 150€ HT par bloc selon le modèle (LED standard, SATI, étanche, autonomie 5h).
La main-d’œuvre représente entre 50€ et 120€ HT par bloc installé, incluant la fixation, le raccordement électrique et les tests. Ces tarifs s’entendent pour des installations en conditions standard (hauteur accessible, câblage simple).
À titre d’exemple, pour un bureau de 200 m² nécessitant 8 BAES d’évacuation LED, l’investissement total se situe entre 800€ et 1500€ HT selon la configuration. Un hôtel de 30 chambres nécessitant 45 blocs représente un budget compris entre 4000€ et 7000€ HT.
Facteurs influençant le coût (nombre de blocs, configuration, type d’établissement)
Plusieurs éléments font varier la facture finale. Le nombre de blocs constitue évidemment le premier facteur : plus le bâtiment est grand et complexe, plus l’équipement est important.
La configuration architecturale influence également le coût. Des hauteurs sous plafond importantes nécessitent des moyens d’accès spécifiques (nacelle, échafaudage). Les faux-plafonds facilitent l’installation mais peuvent nécessiter des renforts. Les passages de câbles complexes (traversées de cloisons, cheminements longs) augmentent le temps d’intervention.
Le type d’équipement impacte directement le prix. Les BAES standards LED représentent l’investissement le plus accessible. Les modèles avec SATI coûtent 20 à 30% plus cher mais réduisent les coûts de maintenance. Les BAEH (autonomie 5h) et les blocs étanches sont également plus onéreux que les versions standard.
Devis gratuit et personnalisé Previsse
Compte tenu de ces variables, seul un devis personnalisé peut chiffrer précisément votre projet. Previsse propose un audit gratuit de votre établissement pour évaluer vos besoins réels et vous remettre une proposition tarifaire détaillée.
Le devis inclut la fourniture des équipements conformes, la main-d’œuvre qualifiée, les tests de mise en service et le procès-verbal de conformité. Les éventuels travaux complémentaires (création de points électriques, renforcements mécaniques) sont clairement identifiés.
Cette transparence tarifaire vous permet de budgéter sereinement votre mise en conformité, sans surprise en cours de chantier.
Qu’est-ce qu’un BAES et pourquoi son installation est-elle obligatoire ?
Définition du Bloc Autonome d’Éclairage de Sécurité
Un BAES est un dispositif d’éclairage de secours autonome qui s’active automatiquement lors d’une coupure de l’alimentation électrique normale. Il intègre une batterie rechargeable assurant une autonomie minimale d’une heure, permettant l’évacuation sécurisée des occupants. Le bloc combine dans un même boîtier la source lumineuse, la batterie, le dispositif de charge et les systèmes de contrôle.
Concrètement, le BAES remplit deux fonctions essentielles : signaler les issues de secours grâce à des pictogrammes normalisés et éclairer les cheminements d’évacuation avec un flux lumineux suffisant pour permettre une circulation sûre, même dans l’obscurité totale.
Le cadre réglementaire : Code du Travail et arrêtés applicables
L’obligation d’installation de BAES repose sur plusieurs textes réglementaires précis. L’article R4227-14 du Code du Travail impose à tout employeur de garantir un éclairage de sécurité permettant l’évacuation des travailleurs en cas de défaillance de l’éclairage normal.
Pour les établissements recevant du public, l’arrêté du 25 juin 1980 fixe les règles de sécurité contre les risques d’incendie et de panique. Les établissements recevant des travailleurs sont régis par l’arrêté du 14 décembre 2011 relatif à la conception et à l’installation des systèmes d’éclairage de sécurité.
Ces textes définissent avec précision les caractéristiques techniques des installations, les emplacements requis et les modalités de vérification des BAES. Le non-respect de ces obligations expose l’employeur à des sanctions pénales et engage sa responsabilité civile en cas d’accident.
Les établissements concernés par l’obligation d’installation
L’installation de BAES concerne un large périmètre d’établissements. Tous les ERP de catégories 1 à 5 doivent être équipés, quelle que soit leur activité : hôtels, restaurants, commerces, bureaux recevant du public, établissements de santé, établissements d’enseignement, salles de spectacle ou lieux de culte.
Les ERT, c’est-à-dire les locaux de travail habituels, sont également soumis à cette obligation dès lors qu’ils accueillent des salariés. Cela inclut les bureaux, ateliers, entrepôts, zones de stockage ou locaux techniques. Les parkings couverts de plus de 6000 m² nécessitent également un éclairage de sécurité spécifique.
Dans la pratique, très peu d’établissements professionnels échappent à cette obligation. Previsse réalise un audit de votre site pour identifier précisément vos obligations réglementaires en fonction de votre activité et de la configuration de vos locaux.
Les différents types de BAES à installer selon vos besoins
BAES d’évacuation : signaliser les issues de secours
Les BAES d’évacuation constituent le type le plus répandu. Ils intègrent un pictogramme normalisé (silhouette courant vers une porte, flèche directionnelle) visible de loin, signalant clairement les sorties et les directions à emprunter. Ces blocs doivent être installés au-dessus de chaque issue de secours, à chaque changement de direction sur les cheminements d’évacuation et le long des couloirs et dégagements.
La réglementation impose un flux lumineux minimum garantissant une visibilité suffisante du pictogramme à distance. Les modèles à LED, désormais majoritaires, offrent une meilleure efficacité énergétique et une durée de vie prolongée par rapport aux technologies fluorescentes traditionnelles.
BAES d’ambiance (antipanique) : éclairer les espaces de circulation
Les BAES d’ambiance, également appelés blocs antipanique, ne comportent pas de pictogramme directionnel. Leur fonction consiste à maintenir un niveau d’éclairement minimal dans les vastes espaces pour éviter les mouvements de panique et permettre aux occupants de rejoindre les cheminements balisés.
Ces équipements sont obligatoires dans les locaux de plus de 100 m² sans éclairage naturel suffisant, comme les salles de réunion, open spaces, halls d’accueil ou zones commerciales. Le flux lumineux doit atteindre au minimum 5 lumens par mètre carré de surface au sol, répartis de manière uniforme.
BAES pour locaux à sommeil (BAEH) : sécurité renforcée 5 heures
Les établissements comportant des locaux réservés au sommeil nécessitent des blocs spécifiques appelés BAEH (Blocs Autonomes d’Éclairage pour Habitation). Ces équipements offrent une autonomie prolongée de 5 heures au lieu d’une heure, tenant compte du temps nécessaire pour réveiller et évacuer les occupants endormis.
Cette catégorie concerne principalement les hôtels, internats, foyers, maisons de retraite et établissements de santé avec hébergement. Les chambres, couloirs et dégagements desservant ces espaces doivent être équipés de BAEH conformes à la norme NF EN 60598-2-22.
BAES étanches : zones humides et extérieures
Pour les environnements exposés à l’humidité, aux projections d’eau ou aux intempéries, les BAES standards ne suffisent pas. Les blocs étanches, certifiés IP65 ou IP66, résistent à la poussière et aux jets d’eau puissants.
Ces équipements s’imposent dans les cuisines professionnelles, sanitaires, parkings extérieurs couverts, zones de lavage ou locaux techniques humides. Ils garantissent un fonctionnement fiable même en présence d’eau, préservant la sécurité dans toutes les conditions.
Blocs avec SATI : maintenance simplifiée
Le système SATI (Système Automatique de Test Intégré) représente une évolution technologique majeure dans la conception des BAES. Conforme à la norme NF C 71-820, ce dispositif réalise automatiquement les tests réglementaires de l’installation : vérification mensuelle du passage en mode secours et test annuel de l’autonomie.
Les résultats sont mémorisés dans le bloc et consultables via un témoin lumineux ou une interface dédiée. Cette automatisation réduit considérablement la charge de travail liée à la maintenance tout en garantissant la traçabilité des contrôles. Previsse recommande ces équipements pour faciliter votre conformité réglementaire au quotidien.
Installation de BAES : règles d’implantation et normes à respecter
Distance réglementaire entre deux blocs (15m maximum)
La réglementation fixe une distance maximale de 15 mètres entre deux BAES successifs sur un cheminement d’évacuation. Cette règle garantit qu’un occupant se trouve toujours à moins de 7,5 mètres d’un bloc éclairant sa progression.
Concrètement, dans un couloir rectiligne de 50 mètres, il faut installer au minimum 4 BAES espacés régulièrement. Cette distance s’applique également aux dégagements, circulations horizontales et escaliers. Les changements de direction nécessitent systématiquement l’installation d’un bloc pour maintenir le balisage visuel continu.
Hauteur de pose et flux lumineux obligatoire
Les BAES d’évacuation se fixent généralement en hauteur, entre 2 et 2,50 mètres du sol, pour optimiser la visibilité des pictogrammes. Cette hauteur facilite également la maintenance et limite les risques de dégradation.
Le flux lumineux minimum requis dépend du type de bloc. Pour les BAES d’évacuation, la réglementation impose 45 lumens pendant toute la durée de fonctionnement autonome. Les BAES d’ambiance doivent fournir un éclairement d’au moins 5 lumens par mètre carré au sol. La règle d’espacement se calcule selon la formule : distance maximale = 4 fois la hauteur de pose du bloc.
Emplacement stratégique : sorties, dégagements, changements de direction
L’efficacité du balisage lumineux repose sur un positionnement stratégique des équipements. Un BAES doit obligatoirement être installé au-dessus de chaque issue donnant sur l’extérieur ou sur un espace protégé. Les portes palières des escaliers, les sorties de secours et les accès vers les zones refuges en sont systématiquement équipés.
Chaque changement de direction sur un cheminement d’évacuation nécessite également un bloc pour guider intuitivement les occupants vers la sortie. Les intersections de couloirs, les angles et les paliers d’escalier constituent des emplacements prioritaires. Dans les escaliers, un BAES est requis à chaque niveau pour éclairer les marches.
Cas particuliers : locaux de grande hauteur, parkings, sous-sols
Les locaux de grande hauteur (supérieure à 4 mètres) nécessitent des équipements plus puissants pour maintenir le flux lumineux réglementaire au niveau du sol. La distance d’espacement se recalcule en fonction de la hauteur effective de pose.
Les parkings couverts de plus de 6000 m² sont soumis à des règles spécifiques, avec des blocs étanches espacés d’au maximum 25 mètres. Les niveaux en sous-sol, dépourvus d’éclairage naturel, requièrent une attention particulière avec un balisage renforcé et un éclairage d’ambiance obligatoire dans les circulations principales.
Previsse étudie les particularités de votre établissement pour concevoir une implantation parfaitement conforme à ces exigences techniques variées.
Raccordement électrique d’un BAES : câblage et schéma technique
Les 5 conducteurs obligatoires (câble RO2V 5G1,5)
Le câblage d’un BAES nécessite impérativement un câble comportant 5 conducteurs, généralement du type RO2V 5G1,5 (5 conducteurs de 1,5 mm²). Cette configuration permet le raccordement complet des différentes fonctions du bloc.
Les deux premiers conducteurs assurent l’alimentation électrique normale (phase et neutre) permettant la recharge permanente de la batterie. Deux autres conducteurs servent au circuit de télécommande de mise au repos. Le cinquième conducteur constitue la liaison à la terre, obligatoire pour la sécurité électrique.
Le câble RO2V est spécifiquement choisi pour sa classification de réaction au feu : il est non propagateur de la flamme, limitant ainsi la propagation d’un incendie d’origine électrique.
Raccordement en aval du dispositif de protection
Les BAES doivent être raccordés en aval du dispositif différentiel protégeant le circuit d’éclairage normal. Cette disposition garantit que les blocs passent immédiatement en mode secours en cas de défaut électrique ou de déclenchement de la protection.
Dans la pratique, les BAES sont généralement alimentés par le même circuit que l’éclairage normal du local qu’ils protègent. Lorsque ce circuit se coupe (volontairement ou suite à un défaut), les blocs s’allument automatiquement. Cette logique simple assure une fiabilité maximale du système.
Il est interdit d’alimenter les BAES par un circuit dédié protégé différemment de l’éclairage normal, car cela compromettrait le passage automatique en mode secours.
Télécommande de mise au repos : fonctionnement et obligation
La télécommande de mise au repos constitue un dispositif permettant de désactiver l’éclairage de sécurité lorsque l’établissement est inoccupé et verrouillé. Cette fonction économise l’énergie en évitant un fonctionnement permanent inutile.
Deux conducteurs supplémentaires du câble 5G1,5 assurent cette fonction. Un contact (généralement relié au système de détection incendie ou à un interrupteur dédié) commande la mise en veille ou la réactivation de l’ensemble des blocs. La télécommande ne désactive que l’éclairage, pas la charge des batteries qui reste permanente.
Cette fonction devient obligatoire dans certaines configurations, notamment pour les établissements n’étant pas occupés 24h/24. Elle facilite la gestion quotidienne tout en préservant la disponibilité opérationnelle des équipements.
Vérification et test après installation
Une fois l’installation réalisée, des tests exhaustifs s’imposent avant la mise en service. Le technicien vérifie la bonne fixation mécanique de chaque bloc, le serrage des connexions électriques et la continuité de tous les conducteurs.
Les tests fonctionnels incluent la simulation d’une coupure secteur pour contrôler le passage automatique en mode secours, la vérification de l’allumage de tous les blocs et la mesure du flux lumineux. L’autonomie des batteries est également testée, bien que les blocs neufs nécessitent plusieurs cycles de charge pour atteindre leur capacité nominale.
Previsse remet un procès-verbal de mise en service détaillant l’ensemble des vérifications effectuées, constituant la preuve de conformité de votre installation.